水曜日, 12月 13, 2006

Labo, cuisine coréenne et karaoké

Samedi 7/10/06, toujours.

Vendredi a vraiment été un jour plein. J’ai eu droit à mon premier aperçu du bordel que représente le trajet en bus International House/mon labo. Je vais m’amuser les prochaines semaines.

Arrivée donc à 10h et des poussières pour rendre visite à mon « advisor », Pr. Esashi, qui m’a présenté plein de réalisations du labo. Il parle mieux anglais en vrai que ce que j’avais pu entendre au téléphone quelques mois plus tôt, et a l’air vraiment sympa, c’est un premier bon signe. Entre les différentes puces et sondes produites par son labo dont il m’a vanté les mérites, il m’a glissé que le labo participait en 2007 à un colloque international sur les nanotechnologies à... Lyon. D’après Laurent, qui était là pour m’accompagner, ça signifie un aller retour gratuit pour la France cette affaire (en fait il faut semble-t-il avoir un truc à présenter pour être du voyage), et il m’a expliqué que de temps en temps les étudiants étaient amenés à participer à des conférences à l’autre bout du monde. Olé

Ensuite petite visite des installations, par un étudiant de doctorat. Quand il s’est présenté « hello, my name is Thai, I’m from Thailand », on a lutté pour ne pas se marrer, ça l’aurait pas fait je pense. Donc cette visite, ce fut équipement ultra perfectionnés et ultra chers à la pelle, vraiment ils n’ont pas l’air d’avoir de problèmes de budget ici. Après quelques yoroshiku, on m’a demandé de repasser quand je voulais, et invité à un petit repas un de ces jours.

Sandwich, pause internet de 10 minutes dans le bureau de Laurent dans son labo pour reprendre vite fait contact avec le monde, et retour au bercail. Là j’ai pas vraiment assuré, puisque j’ai réveillé ma coréenne préférée en lui passant un coup de fil, ce qu’elle m’avait pourtant dit de faire en rentrant. Du coup, je suis allé dormir aussi.
A 7h on avait rendez-vous chez Min-Hye (c’est son prénom, et ça se prononce Min’hé) pour manger. J’avais permis à Laurent de se joindre à nous en négociant un peu avant. Ajouté à nous 5, il y avait aussi Kathleen, une américaine venue d’Alaska pour étudier la religion et aussi le japonais et Marie, une française de Rennes qui vient faire du japonais pendant un an.
On a mangé comme des rois, de vrais cordons bleus ces demoiselles, même si la cuisine coréenne au début, ça réveille, tellement c’est épicé. Une soirée comme on aimerait en faire tous les jours, parfait. Une fois le ventre vide, on s’est dit qu’aller boire un verre en ville ne serait pas un mal. Se rajoute à la meute René, un doctorant français, qui est dans mon couloir et que j’avais croisé la veille et donc c’est parti (à pied, car on a raté le dernier bus, celui de... 21h20), sous une pluie battante, tous armés de parapluies.

On a bien marché pendant une heure, Laurent n’a pas retrouvé le karaoké qu’il « connaissait » et on a erré un peu plus, les pieds qui faisaient floc floc au fond des chaussures. Parait-il, la technique pour éviter ça, c’est de mettre un sac plastique par-dessus la chaussette dans la chaussure, une technique made in Guy Roux que Laurent a adopté.
On s’aperçoit vite que au karaoké, les coréennes chantent aussi bien que les japonaises et que nous tous français on est aussi mauvais les uns que les autres.

Petite photos des miss après une heure de marche. On a donc au centre Kathleen et Min-Hye avec à droite Eun Ju. On a retenu que 2 noms coréens à nous tous. Moi j’avais retenu Min-Hye (allez savoir pourquoi...) et l’autre mémorisation (Eun Ju) nous vient de Laurent, qui semble-t-il n’est pas non plus insensible aux charmes du pas du matin calme. A gauche, on sait plus, mais on mène l’enquête.
Retour en taxi ensuite, puis bavardage bière à la main chez moi avec Marie et René. Ma nuit, de 3h à 7h30 (pas moyen de me rendormir), ne m’a pas remise en forme, mais au moins ça devrait me débarrasser de mon jet lag.